Le programme de navigation et intégration de la conservation des océans (NICO)
Soutenir les communautés des Premières Nations dans l’exploration des liens entre le transport maritime et la conservation des océans
Trois années de partenariat, d’apprentissage et de retombées
En 2023, Clear Seas a lancé le programme de Navigation et intégration de la conservation des océans (NICO) afin de soutenir les communautés des Premières Nations dans l’exploration des liens entre le transport maritime et la conservation des océans. Ce programme a été conçu pour veiller à ce que les voix autochtones soient entendues dans les discussions entourant le transport maritime, tout en favorisant des environnements de recherche qui reflètent les valeurs, les priorités et les savoirs autochtones.
Au fil de ses trois années d’existence, le programme NICO est devenu bien plus qu’une simple initiative de recherche. Il a évolué vers une approche d’engagement fondée sur les relations, réunissant des communautés, des détenteurs et détentrices de savoirs, des chercheurs et chercheuses, des Gardiens et Gardiennes autochtones, des jeunes ainsi que des membres de la gouvernance afin d’examiner les effets du trafic maritime sur les territoires autochtones et sur la gestion responsable des océans.
En 2026, le programme NICO est arrivé à son terme. Son héritage se poursuit grâce aux travaux de recherche de Cartographie du trafic maritime et au Programme de stages autochtones, qui continueront tous deux à soutenir s partout au Canada en leur donnant accès à des données sur le transport maritime.
Les relations avant tout
Au cœur du programme NICO se trouvait un engagement simple, mais essentiel : établir des relations avant d’entreprendre la recherche.
Plutôt que d’arriver avec des programmes de recherche prédéfinis, le projet mettait l’accent sur l’écoute, l’apprentissage et la compréhension de la relation unique que chaque Nation entretient avec son territoire. Les activités de mobilisation étaient guidées par les protocoles communautaires, les priorités locales et les façons de travailler privilégiées par chaque Nation. Certaines ont demandé des ateliers techniques, tandis que d’autres ont privilégié le dialogue, le partage de données ou la collaboration par l’intermédiaire de structures de gouvernance et de programmes de Gardiens déjà en place.
Le programme NICO privilégiait les échanges en personne, notamment par des visites dans les communautés, le partage de repas, des marches le long du littoral et la création d’occasions de tenir des conversations significatives fondées sur le respect et la réciprocité. Ces relations ont constitué la base de chaque atelier, stage et projet de recherche réalisé par la suite.
Retombées du programme
Plus de trois années de collaboration
Tout au long du programme, NICO et les initiatives qui y étaient associées ont eu des retombées importantes aux côtés de partenaires autochtones partout au Canada. Ensemble, ils ont établi des partenariats avec 13 communautés des Premières Nations, 4 conseils tribaux, ainsi qu’avec des organisations autochtones, des établissements universitaires et des organismes de gouvernance maritime :
40 stages autochtones ayant soutenu 63 projets dans 6 provinces et territoires
5 projets de recherche approfondie dirigés par les communautés et axés sur des priorités déterminées localement
7 ateliers de Cartographie du trafic maritime
Plus de 40 communautés des Premières Nations mobilisées partout au Canada
Communautés mobilisées dans le cadre des ateliers et des projets de recherche
Le programme NICO a collaboré avec des communautés et des organisations, notamment la Première Nation Snuneymuxw, le Conseil tribal Naut’sa mawt, le W̱SÁNEĆ Leadership Council, le Conseil de la Nation haïda et le Comité consultatif autochtone sur les questions maritimes du projet d’agrandissement de Trans Mountain, entre autres.
Cartographie du trafic maritime : renforcer les capacités grâce aux données
L’un des piliers du programme NICO consistait à favoriser un accès concret et utile aux outils et aux travaux de recherche de Clear Seas en matière de cartographie du trafic maritime.
Grâce à des ateliers et à des séances techniques, les communautés ont pu explorer les schémas de circulation des navires, les risques liés au transport maritime, les mouillages, les navires non équipés du système AIS, les zones d’importance culturelle ainsi que d’autres enjeux maritimes touchant leurs territoires. Ces ateliers combinaient les données sur le trafic maritime avec les savoirs autochtones et les priorités en matière d’intendance, créant ainsi des occasions de mener des discussions dirigées par les communautés sur la gouvernance maritime et la prise de décisions.
Les participants et participantes ont également relevé des préoccupations communes concernant la surveillance des navires, la pollution, les mouillages, les interventions en cas de déversement, les espèces envahissantes ainsi que les limites de la réglementation du trafic maritime. Ces échanges ont contribué à orienter les priorités de recherche futures et à renforcer les capacités locales en matière de surveillance maritime et d’intendance des océans.
Recherche dirigée par les communautés
Le programme NICO a soutenu des projets de recherche approfondie définis et guidés par les Nations partenaires. Plutôt que d’imposer des cadres externes, les projets ont été élaborés en fonction des priorités communautaires et des objectifs locaux d’intendance.
Les thèmes de recherche comprenaient notamment :
- Le trafic des pétroliers et l’utilisation des zones de mouillage.
- L’analyse des tendances du trafic maritime.
- La surveillance des navires non équipés du système AIS.
- Le suivi de la qualité de l’eau et de la pollution à l’aide de technologies autonomes.
- Les relevés marins et les possibilités de formation.




Ces projets ont démontré comment les savoirs autochtones, les priorités locales et les données techniques peuvent être mis en commun afin d’appuyer une prise de décision éclairée et une intendance durable des océans à long terme.
Créer des parcours grâce aux stages autochtones
Parallèlement aux activités de recherche et aux ateliers, le programme NICO a contribué au renforcement du Programme de stages autochtones (PSA), qui soutient le partage des connaissances dirigé par les Autochtones, la recherche communautaire, le perfectionnement professionnel et le développement des capacités. Ce programme a été conçu pour éliminer les obstacles et favoriser des changements concrets afin d’accroître la participation des Autochtones au secteur maritime.
Le programme a soutenu des dizaines de stagiaires autochtones dont les projets ont porté sur des thèmes tels que la culture traditionnelle du canot, la restauration des jardins de palourdes, la réduction des collisions avec les baleines, la recherche marine et les priorités communautaires en matière d’intendance.
Le Programme de stages autochtones se poursuit au-delà du programme NICO et demeure un important moyen de soutenir les chercheurs et chercheuses autochtones, de renforcer les capacités des communautés et de favoriser le leadership autochtone en matière d’intendance et de gestion durable des milieux marins.
Découvrez le Programme de stages autochtonesPartager les connaissances partout au Canada
Le programme NICO a également contribué aux discussions nationales sur le transport maritime, la conservation des océans et le leadership autochtone grâce à des présentations, des ateliers et une participation à des conférences partout au Canada. Des stagiaires ainsi que des membres de l’équipe ont pris part à des événements tels que la conférence Coastal Zone Canada, la Conférence nationale du Centre autochtone sur les effets cumulatifs, ainsi qu’à des rassemblements de leaders et d’organisations autochtones œuvrant dans le domaine maritime.

Un héritage durable
L’achèvement du programme NICO marque la fin d’une initiative fructueuse de trois ans, mais non la fin des relations, des apprentissages et des collaborations qu’elle a permis de créer.
Le programme a démontré qu’une mobilisation véritablement significative repose d’abord sur le respect, la réciprocité et l’établissement de relations durables. Il a également réaffirmé que les Premières Nations sont des détentrices de droits, des gouvernements et des gardiennes de leurs territoires et de leurs eaux, fortes de connaissances approfondies et d’une autorité reconnue sur ceux-ci.
Alors que le programme NICO arrive à son terme, Clear Seas demeure résolument engagé à soutenir les communautés autochtones grâce à la poursuite des travaux de recherche sur la Cartographie du trafic maritime et à l’expansion du Programme de stages autochtones. Ensemble, ces initiatives continueront de renforcer les capacités, de favoriser le partage des connaissances et d’appuyer des approches dirigées par les Autochtones en matière d’intendance des océans et de prise de décisions liées au milieu marin.
À travers l’ensemble de ces travaux, l’objectif est demeuré le même : soutenir l’intendance des océans par les Premières Nations en mettant à leur disposition des outils, en renforçant les capacités de recherche et en créant des espaces où les voix autochtones peuvent pleinement participer aux discussions sur le transport maritime, un domaine dont elles ont trop souvent été exclues par le passé.
Chez Clear Seas, nous sommes honorés de cheminer aux côtés des peuples autochtones. Nous nous efforçons de faire en sorte que notre travail soit toujours guidé par le respect, la réciprocité et le développement de relations durables afin de contribuer à un avenir où les Premières Nations ne sont pas seulement entendues, mais occupent également un rôle de premier plan dans l’intendance des océans et la gouvernance du transport maritime.
Le financement de ce programme a été fourni par le Programme de contribution pour la gestion des océans de Pêches et Océans Canada.
