Épaulard résident du Sud: Aider à préserver une espèce menacée 

Avec plus de 27 000 km de côtes qui s’étendent de l’Alaska à l’État de Washington, la région canadienne du Pacifique abrite un écosystème marin riche et dynamique. Des milliers de créatures habitent ces eaux, des espèces microscopiques aux grands mammifères marins fascinants. Parmi eux, les très intelligents et emblématiques épaulards (orques), aussi surnommés baleines tueuses.

Contrairement à ce que leur surnom suggère, les épaulards appartiennent à la famille des dauphins. On dit qu’un groupe de marins leur a attribué le nom de baleines tueuses après avoir aperçu un clan s’attaquer à d’autres grandes baleines. Trois populations d’épaulards habitent la région canadienne du Pacifique : les épaulards itinérants menacés et mangeurs de mammifères de même que les épaulards résidents du Nord et du Sud en voie de disparition et mangeurs de poissons.

Bien qu’une petite population soit encore présente, le nombre d’épaulards résidant dans les eaux du sud de la Colombie-Britannique – les résidents du Sud – a diminué au cours des dernières décennies. Le déclin des stocks de saumon, qui constitue leur principale source de nourriture, est considéré comme la principale menace pour leur survie. Cependant, les perturbations acoustiques causées par les activités de transport maritime commercial et les plaisanciers, les collisions avec les navires et la pollution marine continuent de menacer la survie des épaulards résidents du Sud.

Avec 70 à 80 % de tous les biens utilisés quotidiennement au Canada qui sont livrés par des navires, la demande croissante pour le transport maritime et les milliers de navires commerciaux qui transitent par les eaux côtières de la Colombie-Britannique chaque année, comment les effets du transport maritime sur les épaulards résidents du Sud sont-ils gérés? Que fait l’industrie du transport maritime pour aider à protéger cette population d’épaulards en voie de disparition?

 

Épaulards : créatures marines sacrées

Voix autochtones :

« Ce que vous appelez orques et baleines tueuses, nous appelons poissons noirs au sein de la Nation Tsleil Waututh. Bien avant les temps mordernes, notre communauté vivait en harmonie avec la nature. C’est d’elle que nous tirions tous nos enseignements. Ce savoir, qui guidait notre quotidien, n’a jamais été mis sur papier. C’est à travers des histoires et des chansons qu’il a été transmis, verbalement, de générations en générations.

Un respect commun et un amour profond pour l’environnement – et pour ses êtres enracinés, à plumes, à quatre pattes et à nageoires – émanent de la Nation Tsleil Waututh. Nous avons appris et respectons les rituels des poissons noirs, de la façon dont ils cartographient leur habitat jusqu’à celle dont ils marquent leurs territoires. Le dénominateur commun entre leurs individus et les nôtres était la famille et la manière dont nous subvenions à ses besoins, la prétégions, la nourrissions et lui partagions les connaissances et les enseignements de nos ancêtres. De façon similaire, au sein de leur propre famille, la matriarche des poissons noirs porte les chants familiaux et les partage avec les baleineaux. Or, peu à peu, au gré des changements environnementaux qui se sont opérés dans l’écosystème de la mer des Salish, ce type de communication a été étouffé. Néanmoins, le respect et la profonde compréhension de ces créatures sacrées coulent toujours dans nos veines. »

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Charlene Aleck

Blackfish par l’artiste Zac George, Skokaylem, Nation Tseil-Waututh

 

Les épaulards résidents du Sud : combien en reste-t-il?

Avec une population estimée à seulement 75 individus,1 les épaulards résidents du Sud sont l’une des espèces de grands cétacés les plus menacées. Depuis 2003, ils sont inscrits au Registre des espèces en péril en vertu de la Loi sur les espèces en péril et n’ont pas encore montré de signes de rétablissement. Afin d’aider à ralentir leur déclin et de faire face aux menaces qui les guettent, le Canada a élaboré en 2011 une stratégie de rétablissement comprenant de nombreuses mesures visant à :

  • Surveiller les populations d’épaulards résidents et leurs déplacements;
  • Assurer la disponibilité des proies (saumon quinnat) et l’accessibilité à leurs sources de nourriture en quantité suffisante;
  • Réduire les perturbations physiques et acoustiques des activités humaines sur les épaulards résidents;
  • Prévenir et atténuer les répercussions des polluants marins sur les épaulards résidents;
  • Protéger et préserver leurs habitats essentiels.

Où vivent les épaulards résidents du Sud?

Les épaulards résidents du Sud vivent le long de la côte pacifique du Nord-Ouest des États-Unis et de la côte ouest du Canada, du nord de la Colombie-Britannique au centre de la Californie. De mai à novembre, ils ont tendance à se rassembler dans la mer des Salish, naviguant dans les eaux du sud de l’île de Vancouver, du détroit de Juan de Fuca, du détroit de Haro et du détroit de Géorgie.2 Ces zones de la mer des Salish, situées de part et d’autre de la frontière canado-américaine, constituent également l’habitat critique des résidents du Sud, considéré comme essentiel à leur survie et à leur rétablissement.

Quels sont les effets du transport maritime sur les épaulards résidents du Sud?

En tant que porte d’entrée du commerce avec l’Asie et la côte ouest américaine, la région canadienne du Pacifique est une plaque tournante de l’industrie du transport maritime. Elle abrite de nombreux ports, dont celui de Vancouver, le plus grand port du Canada. Chaque jour, des dizaines de navires, des remorqueurs aux grands porte-conteneurs, traversent l’habitat essentiel des épaulards résidents du Sud, les exposant ainsi à des perturbations acoustiques et physiques et à la pollution marine. 

Perturbations acoustiques

Le transport maritime constitue l’une des principales sources de bruits sous-marins d’origine humaine. Les mammifères marins tels que les baleines et les dauphins dépendent du son pour survivre, car ils utilisent certaines fréquences pour communiquer, se nourrir, naviguer, se reproduire et éviter les dangers. Les hélices, les moteurs et la machinerie des navires motorisés – des embarcations de plaisance aux grands navires commerciaux – produisent toute une gamme de fréquences allant de 20 à 100 000 Hertz qui interfèrent avec celles que les orques utilisent pour manœuvrer, éviter le danger, trouver des proies et, donc, survivre.

Les eaux côtières, comme celles où vivent les résidents du Sud, sont particulièrement sensibles aux bruits sous-marins d’origine humaine, car ces eaux abritées sont entrelacées d’un réseau de voies de navigation pour les navires commerciaux et les traversiers. Elles sont également la porte d’entrée vers de nombreux ports et terminaux, dont les ports de Chemainus, Nanaimo et Vancouver, ce qui en fait une zone active pour des niveaux plus élevés de perturbations acoustiques pouvant compromettre la sécurité et l’existence des épaulards résidents du  sud.

Perturbations physiques

Comme les mouvements des mammifères marins sont difficiles, voire impossibles à prévoir, les collisions avec des navires constituent une autre menace sérieuse pour les épaulards résidents du Sud, tout comme pour les baleines noires de l’Atlantique Nord sur la côte atlantique et dans le golfe du Saint-Laurent. En cas de collision, la coque et les hélices d’un navire peuvent causer des blessures graves et des traumatismes mortels aux orques. Bien que le Règlement sur les mammifères marins du Canada exige que les navires gardent une distance minimale de 200 à 400 mètres des épaulards dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique, des rencontres inattendues peuvent se produire. Dans de telles situations, les épaulards peuvent ne pas avoir la capacité ou l’agilité nécessaire pour éviter rapidement le navire en mouvement. De même, en raison de leur taille et de leur poids, il n’est pas toujours possible pour les navires commerciaux de changer de cap en toute sécurité pour éviter ces mammifères. Qui plus est, les perturbations acoustiques peuvent nuire aux capacités de navigation des orques et entraver leur capacité à prendre des mesures d’évitement en cas de danger imminent.

Pollution marine

La pollution marine, telle qu’un déversement d’hydrocarbures provenant d’un navire, pourrait avoir des répercussions désastreuses sur la population d’épaulards résidents du Sud. Selon son type, sa toxicité et son comportement dans l’eau, le pétrole déversé par les navires – qu’il s’agisse de carburant de soute ou d’une cargaison – pourrait nuire directement aux épaulards et aux autres mammifères marins. S’il se retrouve dans l’environnement marin, le pétrole peut contaminer les sources de nourriture – saumon quinnat, saumon kéta et autres – dont se nourrissent les épaulards résidents du Sud, menaçant ainsi leur santé et leur survie. Même si le risque de déversement d’hydrocarbures est faible grâce aux mesures de sécurité telles que les doubles coques, les remorqueurs d’escorte, les pilotes maritimes locaux hautement qualifiés, les inspections et la surveillance aérienne, un seul incident majeur pourrait mettre en danger ces orques et leur habitat.

Que fait le Canada pour aider à protéger les épaulards résidents du Sud en voie de disparition?

Pour faire face aux principales menaces qui pèsent sur la population d’épaulards résidents du Sud, le gouvernement du Canada a mis en œuvre une série de mesures de protection dans le cadre du Plan de protection des océans et de l’initiative visant à protéger les baleines Ces mesures comprennent des ralentissements volontaires des navires dans le détroit de Haro (le chenal oriental qui sépare l’île de Vancouver et les îles Gulf) et des essais de déplacement latéral dans le détroit de Juan de Fuca (le chenal qui s’étend entre le sud de l’île de Vancouver et le nord de la péninsule olympique de l’État de Washington) – où l’on demande aux navires d’utiliser les voies de navigation les plus éloignées de l’habitat des épaulards résidents du Sud. Les résultats de ces essais ont montré qu’il s’agissait d’une mesure efficace pour réduire le niveau de bruit sous-marin causé par les navires. Transports Canada étudie maintenant la possibilité de modifier de façon permanente les trajectoires et les emplacements des couloirs de navigation dans ces zones d’alimentation clés.

Bureau des mammifères marins

Le premier Bureau des mammifères marins du Canada a récemment été établi au centre des Services de communication et de trafic maritimes de la Garde côtière canadienne à Sidney, sur l’île de Vancouver. Il contribue à protéger les baleines contre les risques de collision et d’empêtrement  avec les navires en signalant, en temps réel, les observations et les activités des épaulards résidents du Sud, et en conseillant le trafic maritime. Les données recueillies par radar, par satellite, par les navires de la Garde côtière et par les aéronefs du Programme national de surveillance aérienne sont utilisées pour surveiller les mouvements des baleines, prévenir les collisions et assurer le respect des mesures de gestion du trafic maritime mises en place pour protéger les épaulards résidents du Sud. À titre de retombée, la Garde cotière canadienne mentionne qu’« entre le 1er et le 15 mai 2021 seulement, le Bureau a signalé 236 observations de mammifères marins et partagé cette information avec des organisations telles que Transports Canada et  le Programme de conservation et protection de Pêches et Océans Canada. Les données partagées aident ces organisations à mieux planifier leurs patrouilles, mais aussi à mieux déterminer les endroits où elles doivent concentrer leurs efforts. »

Groupe de travail national sur le bruit sous-marin

En février 2021, Transports Canada a créé un groupe de travail national sur les objectifs de réduction des sources de bruit sous-marin provenant des navires, composé d’experts techniques et de représentants de l’industrie, d’organisations environnementales non gouvernementales et d’universitaires. Ce groupe devrait contribuer à réduire le niveau de bruit sous-marin produit par les navires en établissant des objectifs significatifs et en évaluant diverses solutions technologiques pour les atteindre.

Mesures de gestion saisonnières

Depuis 2019, le gouvernement fédéral met en place des mesures saisonnières pour protéger davantage les épaulards résidents du Sud. Outre la fermeture de certaines pêcheries commerciales et récréatives au saumon et l’augmentation des efforts de recherche et d’éducation sur les contaminants marins, les mesures saisonnières comprennent :

  • L’interdiction, pour tous les navires, de s’approcher de tout épaulard dans un rayon de 400 mètres dans les eaux côtières du sud de la Colombie-Britannique;
  • L’établissement de trois zones sanctuaires temporaires (de juin à novembre) fermées au trafic maritime.
Southern Resident Killer Whales.

Source: Transport Canada, 2021

L’industrie du transport maritime prend-elle des mesures pour minimiser son incidence sur les épaulards résidents du Sud?

Un certain nombre d’initiatives ont été entreprises par l’industrie du transport maritime, les Premières Nations, les gouvernements et les organisations non gouvernementales pour aider à protéger les épaulards résidents du Sud.

Directives pour la réduction du bruit sous-marin produit par les navires – OMI

L’Organisation maritime internationale (OMI), l’organisme responsable du cadre réglementaire régissant le transport maritime, a établi des directives visant à réduire le bruit sous-marin produit par les navires de commerce, qui constitue une menace importante pour les populations de baleines dans le monde entier. Ces lignes directrices non obligatoires comprennent des paramètres de conception – pour des hélices et de la machinerie plus silencieuses – ainsi que des considérations opérationnelles et de maintenance telles que la réduction de la vitesse et le nettoyage de la coque, qui peuvent contribuer à réduire la résistance des navires dans l’eau et, donc, leur empreinte sonore sous-marine.

Amélioration de l’observation et de l’habitat des cétacés – Administration portuaire Vancouver Fraser

En collaboration avec de multiples partenaires gouvernementaux, industriels, universitaires, issus des Premières Nations et des organisations non gouvernementales, l’Administration portuaire Vancouver Fraser (APVF) a lancé et dirigé le programme Amélioration de l’observation et de l’habitat des cétacés (ECHO). Établi en 2014, l’objectif de ce programme est d’élaborer et de mettre en œuvre des initiatives qui mènent à des réductions concrètes et quantifiables des menaces du transport maritime sur les baleines. Le programme ECHO et Transports Canada soutiennent actuellement une station d’écoute dans le passage Boundary et des dizaines d’essais de recherche et de projets éducatifs conçus pour aider à mieux comprendre les effets que les activités de transport maritime peuvent avoir sur les baleines, en mettant l’accent sur le bruit sous-marin généré par les navires. Des initiatives telles que les essais saisonniers de ralentissement volontaire des navires dans le banc Swiftsure, le détroit de Haro et le passage Boundary, et la demande faite aux navires commerciaux de réduire leur vitesse à un maximum de 11,5 à 14,5 nœuds selon leur type, ont jusqu’à présent été couronnées de succès. Pour la saison 2020 seulement, des taux de participation élevés (supérieurs à 80 %) ont permis de réduire de 40 % à près de 50 % l’intensité du bruit sous-marin généré par les navires dans ces zones.3,4 Un déplacement latéral côtier volontaire dans le détroit de Juan the Fuca, entamé en 2018, a également permis de réduire jusqu’à 70 % de l’intensité du bruit sous-marin par transit pour les remorqueurs transitant dans la zone.5

Parmi les autres initiatives mises en œuvre dans le cadre du Programme ECHO, citons la surveillance des niveaux de bruit sous-marin dans la très fréquentée baie Burrard, réalisée en étroite collaboration avec la Nation Tsleil-Waututh, et le tutoriel en ligne Whales in our Waters (baleines dans nos eaux) conçu pour aider les exploitants de navires et les équipages à en savoir plus sur les populations de baleines présentes dans la région et sur la façon de les identifier et de les éviter.

Programme EcoAction – Administration portuaire Vancouver Fraser

Afin d’aider à réduire la menace que représente le bruit sous-marin généré par les navires sur les épaulards résidents du Sud et les autres mammifères marins, l’APVF encourage les navires transitant dans la zone à calmer les eaux, par l’entremise du programme de gérance environnementale EcoAction. Dans le cadre de ce programme, des droits portuaires réduits sont accordés aux navires équipés de technologies de réduction du bruit – comme des dispositifs d’économie d’énergie pour les hélices – qui font escale au Port de Vancouver.

Programme incitatif écologique Green Wave – Port de Prince Rupert

Le Port de Prince Rupert (PPP) récompense également les navires les plus silencieux qui visitent ses terminaux en réduisant les droits portuaires afin d’encourager les propriétaires et les exploitants de navires à mettre en œuvre des technologies et à adopter des pratiques opérationnelles qui contribuent à réduire l’empreinte sonore sous-marine des navires commerciaux qui transitent dans la région. Le programme environnemental Green Wave définit des critères permettant aux navires de réduire le bruit sous-marin par l’entremise de certifications environnementales, de sociétés de classification et de technologies d’atténuation du bruit.

Système d’alerte pour les signalement de baleines – Ocean Wise

Pour aider à atténuer les effets des activités de transport maritime sur les baleines dans la région du canadienne du Pacifique, Ocean Wise, une organisation mondiale de conservation des océans, a élaboré et déployé le système WhaleReport Alert System (WRAS) pour alerter les navigateurs commerciaux de la présence de baleines. Élaboré en collaboration avec l’industrie du transport maritime, les pilotes côtiers, BC Ferries et les ports de Prince Rupert et de Vancouver, le WRAS est un programme qui étend les systèmes et les capacités de surveillance des navires et permet à ces derniers d’éviter les baleines en temps réel.

Comment les épaulards résidents du Sud sont-ils surveillés et détectés dans les eaux canadiennes?

La surveillance et le suivi sont des activités importantes pour mieux comprendre les comportements des épaulards résidents du Sud, leurs habitudes et leurs schémas de migration, et pour mettre en œuvre des mesures et des technologies efficaces qui minimisent les menaces d’origine humaine sur cette espèce en voie de disparition. La surveillance aérienne par les aéronefs du Programme national de surveillance aérienne, le signalement des observations par le Bureau des mammifères marins de la Garde côtière canadienne et les technologies acoustiques, comme les microphones sous-marins (hydrophones), sont utilisés pour surveiller et détecter la présence d’épaulards résidents du Sud dans la mer des Salish.

En collaboration avec la Nation Tsleil-Waututh et d’autres partenaires, le Port de Vancouver surveille également la présence de cétacés, notamment d’épaulards résidents du Sud, dans son port très fréquenté, à l’aide de terminaux de surveillance du bruit situés à des endroits stratégiques dans la baie Burrard. Des organismes de recherche comme Ocean Networks Canada –  l’observatoire océanique de l’Université de Victoria – surveillent également de près la présence et les déplacements des épaulards résidents du Sud dans la mer des Salish grâce à un réseau de stations d’écoute sous-marines.

Les initiatives en place sont-elles suffisantes pour assurer le rétablissement des épaulards résidents du Sud?

Le gouvernement et l’industrie du transport maritime ont pris un large éventail de mesures pour protéger les épaulards résidents du Sud et réduire la menace que représentent la navigation maritime et la pêche commerciale sur cette espèce. Et, certains résultats – comme les ralentissements saisonniers des navires et les essais de déplacement latéral – ont été très prometteurs. Pourtant, la population reste menacée et, même avec la naissance de quelques nouveaux baleineaux, elle n’a pas montré de réels signes de rétablissement.

La clé de la renaissance de l’épaulard résident du Sud est de s’assurer qu’il ait accès à un approvisionnement florissant de saumons dont il peut se nourrir de manière fiable. Il doit pouvoir vivre dans un environnement propre et non pollué où le bruit sous-marin généré par les activités humaines ne perturbe pas et n’interfère pas avec sa capacité à communiquer et à chasser. Or, il continue à être exposé à un risque réel de collision avec les navires.

Bien que les épaulards résidents du Sud restent en danger et que leur survie soit menacée, les nouvelles technologies permettant de rendre les navires commerciaux plus silencieux et d’alerter en temps réel les marins de leur présence sont prometteuses pour leur survie. Espérons que ce partenariat entre l’industrie, l’innovation et la science permettra à cette espèce emblématique de s’épanouir à nouveau.

References

1 Parcs Canada. (2021). Protection de l’épaulard résident du Sud.
2 Gouvernement du Canada. (2021). Épaulard (Orcinus orca), Population résidente du sud du Pacifique Nord-Est.
3 Administration portuaire Vancouver Fraser. (2021). Fiche de renseignements : « Swiftsure Bank 2021 Voluntary Vessel Slowdown ».
4 Administration portuaire Vancouver Fraser. (2021). Fiche de renseignements : « Haro Strait and Boundary Pass 2021 Voluntary Vessel Slowdown ».
5 Administration portuaire Vancouver Fraser. (2021). Fiche de renseignements : « Strait of Juan de Fuca 2021 Voluntary Lateral Displacement ».

Date de publication : 9 juin 2021

Date de modification : 20 juillet 2021