Espèces envahissantes et le transport maritime #EspècesEnvahissantes #EauDeBallast #EncrassementBiologique #clearfacts

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Au cours des trois dernières décennies, le trafic maritime commercial a quadruplé en raison de la croissance persistante de la demande du commerce mondial. Cependant les navires qui naviguent d’un océan à l’autre peuvent parvenir à leur destination en transportant plus que la cargaison prévue.

Si des mesures prudentes ne sont pas observées, les navires peuvent transporter sans le savoir des espèces étrangères dans de nouveaux environnements – où en l’absence de prédateurs naturels, ces espèces « envahissantes » peuvent menacer les écosystèmes locaux et s’avérer nuisibles pour l’environnement, l’économie et la santé humaine.

Ce site a pour objectif de diffuser une information impartiale au sujet des espèces envahissantes dans les eaux canadiennes, sur ce qui les a amenées, les menaces qu’elles posent et la manière dont elles peuvent être neutralisées – et il vise à créer des dialogues éclairés sur ces questions.

Ce site a été créé par Clear Seas – Centre pour le transport maritime responsable, un organisme de recherche indépendant qui vise à promouvoir un réseau de transport maritime sûr et préservant l’environnement au Canada.

Espèces envahissantes dans les eaux canadiennes

Le Canada est un pays maritime qui entretient des échanges commerciaux. Chaque jour, des navires commerciaux, venant de tous les pays du monde, pénètrent dans nos eaux côtières, nos fleuves et nos lacs, au cours de leurs allers et retours de transport de marchandises. Chacun de ces navires a le potentiel d’avoir des effets nuisibles s’il introduit dans son sillage par accident des espèces nuisibles.

À l’heure actuelle, les espèces envahissantes sont considérées comme une des principales menaces pour la diversité naturelle dans les milieux aquatiques et elles perturbent la stabilité des écosystèmes et de l’économie. Au Canada, les dommages entraînés par les espèces aquatiques envahissantes sont estimés à 5,5 milliards de dollars par année pour seulement 16 espèces envahissantes.

Comme la circulation des navires dans les eaux canadiennes ne cesse d’augmenter – en particulier dans des zones vulnérables, comme l’Arctique – il existe un besoin croissant de comprendre et de prévenir les effets potentiellement dévastateurs de ces espèces étrangères.

  • D’où viennent donc ces espèces envahissantes?
  • Comment aboutissent-elles au Canada et pourquoi causent-elles tellement de dommages par leur venue?
  • Que peut-on faire pour arrêter la propagation de ces envahisseurs et limiter leurs effets négatifs?

Qu’est-ce qui rend une espèce « envahissante »?

Depuis longtemps, les espèces utilisent l’océan et les voies maritimes dans le monde pour se déplacer autour de la planète. Jusqu’à présent, cependant, ces mouvements étaient relativement lents et rares, et principalement provoqués par des éléments naturels comme les courants et les vents ou par des baleines ou des bûches qui servaient de moyen de transport.

L’explosion des activités humaines sur les mers – en particulier, celle du transport maritime commercial – a beaucoup augmenté les possibilités pour les espèces de se réfugier sur des navires ou à l’intérieur de ces derniers et de voyager dans le monde entier.

Quand des espèces – que ce soit un animal, une plante ou un microorganisme – arrivent dans un nouvel habitat aquatique, il existe diverses conséquences possibles.

  • Elles peuvent trouver hostile le nouvel environnement et s’éteindre;
  • Elles peuvent survivre en petit nombre avec peu de problèmes, voire aucun; ou
  • Elles peuvent prospérer dans ce milieu, et leur population peut augmenter et devenir dominante – ce qui a des effets nocifs variés sur le nouvel environnement.

Quand une nouvelle espèce prospère et qu’elle commence à transformer l’environnement ou à y avoir un impact nocif, elle est appelée « envahissante ». Par exemple, elle peut

  • Réduire la biodiversité;
  • Menacer les espèces existantes;
  • Dégrader la qualité de l’eau et les habitats;
  • Endommager l’infrastructure comme les jetées, ainsi que les systèmes d’alimentation électrique, d’eau et de navigation;
  • Diminuer la valeur des propriétés de front de mer;
  • Diminuer les possibilités d’activités de loisirs;
  • Diminuer la productivité dans des secteurs de ressources comme les pêches et l’aquaculture;
  • Mener à des restrictions commerciales; et
  • Apporter des maladies.

Impact des espèces envahissantes dans le monde entier

Plus de 80 % des écorégions mondiales ont subi les effets d’au moins une espèce envahissante nocive. Certaines régions ont subi des effets d’un grand nombre de ces dernières.

Nombre d’espèces envahissantes nocives connues:

0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55

Comment se produit une invasion d’espèces?

Les espèces envahissantes peuvent pénétrer dans de nouveaux environnements aquatiques de plusieurs manières différentes, y compris :

  • Courants naturels de l’océan
  • Utilisation d’appâts vivants
  • Mise en liberté dans l’environnement par intervention humaine d’espéces vivantes
  • Construction de canaux et de structures de déviation de cours d’eau
  • Navigation de plaisance
  • Transport maritime commercial

Le transport maritime commercial est considéré comme la plus grande source de nouvelles invasions à grande échelle d’espèces aquatiques à travers le monde.

Les navires transportent les espèces de port en port par deux voies principales :

Eau de ballast

L’eau de ballast est de l’eau tirée de l’environnement autour du navire et qui est entreposée dans des citernes spécialisées. Dans les navires modernes, l’eau de ballast joue un rôle critique dans le maintien du poids et de la stabilité du navire lors de chargements et de déchargements de cargaison et pendant le voyage. Les espèces aquatiques peuvent être aspirées dans l’eau de ballast quand elle est pompée dans des citernes de ballast et relâchée dans un nouvel environnement lorsque le navire doit décharger pour prendre une cargaison dans un port nouveau.

Encrassement biologique

Des organismes vivants, depuis des algues et des microbes jusqu’à des étoiles de mer et des crabes, peuvent s’attacher à des coques de navires dans un processus connu sous le nom de « salissure de la coque » ou de « biosalissures ». Les espèces attachées aux coques de navires peuvent être transportées sur de longues distances à un endroit où elles peuvent alors s'en détacher et se reproduire dans un nouvel environnement. Outre les surfaces plates de la coque d’un navire, on compte plusieurs coins et recoins sur la surface immergée d’un navire où les organismes ont tendance à s’agglomérer, y compris les propulseurs d’étraves, les gouvernails, les hélices, les points d’admission d’eau et les caissons de prise d’eau (des structures protégées, s’incurvant comme des cavités, intégrées dans la coque d’un navire et couvertes de grilles). Les caissons de prise d’eau contiennent de l’eau utilisée pour amorcer les pompes dans le navire et sont exposés à un flot constant d'eau marine.

Pour en savoir plus sur l’eau de ballast et l’encrassement biologique

De nombreuses espèces aquatiques ont été apportées à travers le monde par la décharge des eaux de ballast et par l’encrassement biologique. Ces deux mécanismes jouent un rôle important, mais certaines espèces et régions semblent subir plus d’invasions d’une voie que d’une autre.

En Nouvelle-Zélande, on a découvert que l’encrassement biologique représentait environ 70 % d’espèces envahissantes aquatiques, en comparaison de seulement 3 % provenant de l’eau de ballast.
Dans les eaux américaines, l’encrassement biologique des coques constituait environ 35 % des espèces envahissantes aquatiques, par rapport à 20 % des espèces aquatiques envahissantes provenant des eaux de ballast.

Espèces envahissantes courantes dans les eaux canadiennes

Toutes les côtes et les voies maritimes du Canada ont été touchées par les espèces envahissantes qui ont été apportées par des navires. Jusqu’à présent, les effets les mieux connus sont observés dans les Grands Lacs.

On estime qu’entre 55 et 70 % des 56 espèces envahissantes enregistrées dans les Grands Lacs depuis 1959 ont été apportées par des transports maritimes. Ces espèces ont causé des dommages économiques de milliards de dollars à la région.

Les côtes de l’Atlantique et du Pacifique ont également souffert des espèces envahissantes, qui ont entraîné des dommages pour les secteurs de la pêche et de l’aquaculture dans ces régions.

Si nous tournons notre regard vers l’avenir, à cause des températures plus élevées et de la fonte des glaces, des couloirs de navigation s’ouvrent maintenant dans l’Arctique canadien, augmentant ainsi le risque que des espèces provenant de climats plus chauds seront apportées dans cette région éloignée et vulnérable, et causeront des dommages.

Espèces envahissantes dans les eaux canadiennes

Plus d’information au sujet d’importantes espèces envahissantes trouvées dans les eaux canadiennes, dont les effets sont ressentis dans les écosystèmes et les économies de ces régions.

Ascidie plissée
Crabe européen
Moule zébrée
Mysidacé tacheté
Crabe chinois à mitaine
Pouce-pied

Ascidie plissée (Styela clava)

Côtes du Pacifique et de l’Atlantique

L’ascidie plissée s’établit sur les cordes des installations d’aquaculture de moules dans l’Île-du-Prince-Édouard où il fait concurrence à la mytiliculture. Il en est résulté des pertes économiques pour l’industrie de la mytiliculture, qui produit plus de 70 % des moules bleues (mytilus edulis) dans le marché de l’Amérique du Nord. On rencontre également l’ascidie plissée, qui a des effets sur les installations d’aquaculture dans le détroit de Georgia en Colombie-Britannique.

Crabe européen (Carcinus maenas)

Côtes du Pacifique et de l’Atlantique

Le crabe européen a envahi de nombreuses régions côtières du monde, où son appétit pour les praires et les crabes, une denrée commercialement prisée, a menacé des pêches importantes. Ce crabe a eu un impact sur les pêches dans l’Atlantique depuis les années 1980, et, plus récemment, il a été trouvé dans des sites distincts sur la côte ouest de l’île de Vancouver. Il se propagera peut-être le long de la côte de la Colombie-Britannique, où il pourrait s’imposer sur d’autres espèces de crabes, importantes sur le plan commercial, et endommager l’habitat de la zostère.

Moules zébrées (Dreissena polymorpha)

Grands Lacs

Les moules zébrées ont tout d’abord apparu dans les Grands Lacs à la fin des années 1980. Elles étaient soupçonnées d’avoir été apportées dans l’eau de ballast de navires. Ces mollusques prolifiques sont connus pour s’attacher fermement à toute surface solide et causer des dommages à l’équipement de bateaux et aux digues, en bouchant les tuyaux, les centrales électriques et les installations de traitement de l’eau, et en ayant un effet négatif sur l’industrie du tourisme. On a estimé entre 3 et 7,5 milliards de dollars les incidences économiques totales des moules zébrées sur les industries, le secteur des affaires et les collectivités de la région des Grands Lacs en 2004.

Mysidacé tacheté (Hemimysis anomala)

Grands Lacs

Le mysidacé tacheté a été repéré pour la première fois en 2006 dans le lac Ontario et le lac Michigan, et a été ensuite identifié dans tous les Grands Lacs. Cette espèce aurait été apportée dans l’eau de ballast et ses effets sur l’écosystème ne sont pas totalement connus. La croissance et la reproduction rapide de cette crevette, combinées à son appétit vorace pour le zooplancton, pourraient limiter les sources de nourriture pour les alevins locaux.

Crabe chinois (Eriocheir sinensis)

Voie maritime du Saint-Laurent

Le crabe chinois a des effets nocifs sur la pêche à cause de sa consommation d’œufs de saumon, de truite et d’esturgeon. Les activités d’enfouissement du crabe peuvent endommager l’habitat du poisson et accélérer l’érosion des rives et des digues. Il est porteur de la douve du poumon, un parasite qui peut infecter les personnes qui le consomment cru ou insuffisamment cuit.

Pouce-pied (Pollicipes Cornucopia)

Côte arctique

Plusieurs espèces très envahissantes de pouce-pieds ont été récemment transportées par le biais de l'encrassement biologique sur les navires qui arrivaient à Churchill (Manitoba). La survie des pouce-pieds dans les eaux glacées de la côte arctique suggère qu’ils seraient susceptibles d’établir avec succès des populations et faire concurrence aux espèces locales dans la quête de nourriture et d’espace, en modifiant ainsi le délicat équilibre de cet écosystème éloigné.

Avant:
Après:

Réduction des invasions d’espèces causées par le transport maritime

Pour combattre les effets négatifs des espèces envahissantes, les propriétaires de navires et les exploitants cherchent à réduire la probabilité de transfert par les navires des espèces envahissantes par la voie de l’eau de ballast et d'encrassement biologique.

Au Canada et à travers le monde, les gouvernements s’efforcent également de trouver des moyens de réduire les impacts et les risques d’invasion des espèces, en instaurant des directives et, dans certains cas, des règlements pour faire un meilleur usage de l’eau de ballast et réduire l'encrassement biologique.

Prévention du transfert par l’eau de ballast

Il existe plusieurs moyens pour les propriétaires de navires et les exploitants de prévenir le transfert des espèces envahissantes par l’eau de ballast :

Traitement

L’eau de ballast peut subir des traitements mécaniques, physiques, chimiques ou biologiques, à bord du navire ou à terre, pour détruire ou rendre inerte tout organisme contenu dans l’eau de ballast.

Échange

On peut procéder à un échange de l’eau de ballast en remplaçant l’eau côtière ou l’eau douce par de l’eau prise en pleine mer, dans l’océan, pendant le trajet pour limiter le transfert d’espèces d’un écosystème côtier à un autre.

Au Canada, des mesures réglementaires ont été adoptées en 2006 en vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada – qui sont connues sous le nom de Règlement sur le contrôle et la gestion de l’eau de ballast – pour imposer l’appliquer de pratiques de gestion de l’eau de ballast. Les dispositions pratiques et réglementaires pour la gestion de l’eau de ballast se sont avérées efficaces. En effet, depuis l’adoption de ces mesures en 2006, on n’a pas rapporté dans les Grands Lacs de nouvelles espèces envahissantes attribuées à l’eau de ballast.

Pour en savoir plus au sujet des règlements canadiens régissant l’eau de ballast

Prévention du transport par l’encrassement biologique

Les propriétaires de navires et les exploitants appliquent des méthodes innovatrices pour réduire le transport des espèces envahissantes par l’encrassement biologique.

Revêtement anti-salissures

L’application de peinture non salissante ou d’autre forme de revêtement non toxique à des surfaces normalement immergées lorsqu’elles sont exposées constitue le principal moyen de freiner la salissure.

Matériel résistant à l’encrassement biologique

Les matériaux pour des tubes et autres éléments non peints sont conçus pour résister à la salissure.

Systèmes de prévention de salissure

Dans des endroits internes ou des niches comme des caissons de prise d’eau et des systèmes de refroidissement de l’eau de mer, la vie marine ne peut s’établir à cause de l’utilisation d’électrolyse par des anodes de cuivre, d’aluminium et de fer.

Nettoyage régulier de la coque

Si la coque est nettoyée à la brosse avant chaque départ, elle aura plus de chances de demeurer propre à chaque arrivée. La fréquence requise de nettoyage dépend de la vitesse de prolifération de la vie marine, qui varie selon la vitesse de déplacement, le temps passé au mouillage ou au port, et la température et la salinité de l’eau où circule le navire.

Les risques posés par l’encrassement biologique sont généralement reconnus, ce qui est un phénomène relativement récent. En dépit du fait qu’à l’heure actuelle il n’existe pas de règlement canadien ayant trait à l’encrassement biologique, Transports Canada reconnaît l’importance de ce dossier et s’efforce activement d’explorer sur plusieurs fronts des options pour prévenir et atténuer les risques posés par l’encrassement biologique.

Mondialement, l’OMI recommande, mais n’exige pas encore des pratiques de gestion pour surveiller l’encrassement biologique.

Informez-vous sur les directives de l’OMI ayant trait à l’encrassement biologique

Initiatives en cours

Il existe au Canada et internationalement plusieurs initiatives qui contribuent à la prévention et à l’atténuation de l’impact de la navigation maritime sur les transferts des espèces envahissantes. En voici quelques exemples :

Port de Prince Rupert
  • En 2012, le Port of Prince Rupert a conclu un partenariat avec le Northwest Community College et le programme « Plate Watch » du « Invasive Tunicate Network » en vue d’entreprendre un des premiers programmes de surveillance des espèces aquatiques envahissantes sur la côte du Pacifique du Canada.
  • Soutenu par l’aide de Pêches et Océans Canada, ce programme réunit des conclusions qu’il rapporte à un groupe d‘experts sur la longueur de toute la côte et contribue à un système de détection précoce des espèces envahissantes.
  • Jusqu’à présent, aucune espèce envahissante n’a été détectée dans le havre de Prince Rupert, bien que quelques formes aient été trouvées dans la zone plus étendue de la côte nord de la Colombie-Britannique.
Alliance verte
  • Le programme de certification environnementale de l’Alliance verte comprend des indicateurs de rendement qui encouragent les membres à prendre des mesures pour réduire le risque d’apporter des espèces envahissantes.
  • Ces indicateurs recommandent l’adoption par les propriétaires de navires locaux et internationaux de pratiques exemplaires pour prévenir la pénétration d’espèces envahissantes, notamment par la tenue d’une liste d’inventaire annuelle concernant l’eau de ballast et par la participation à un programme de recherche et développement sur les nouveaux systèmes de traitement de l’eau de ballast.
  • Les indicateurs recommandent également que les propriétaires de navires effectuent des essais ou installent des systèmes de traitement de l’eau de ballast et appliquent des mesures de lutte contre l’encrassement biologique.
Projet de partenariats GloFouling
  • Ce projet, qui est le fruit d’un partenariat entre le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation maritime internationale (OMI), concentrera ses efforts sur le renforcement des capacités dans les pays émergents pour appliquer les directives de l’OMI concernant l’encrassement biologique.
  • Les pays participants s’emploieront ensemble à élaborer des réformes juridiques, en matière de politiques, et de nature institutionnelle, pour s’attaquer aux dossiers d’encrassement biologique dans leurs régions.
  • Sur la base du succès du projet de partenariat Globallast de sept années qui s’est appliqué à exécuter la Convention sur l’eau de ballast de l’OMI, ce nouveau projet a été appliqué en mai 2017 et passe maintenant par une phase de préparation détaillée avant son application.
Nouvelle-Zélande
  • Le Ministry for Primary Industries (MPI) (ministère des industries primaires) de Nouvelle-Zélande a adopté de nouvelles règles ayant trait à l’encrassement biologique ( new biofouling rules ) pour tous les navires qui arrivent dans les eaux territoriales de la Nouvelle-Zélande à compter de mai 2018.
  • La Craft Risk Management Standard for Biofouling (CRMS) (la norme de gestion des risques liés aux bateaux en matière d’encrassement biologique) exigera que tous les navires arrivent en Nouvelle-Zélande avec une coque propre, et le MPI évaluera la conformité aux exigences en fonction des dossiers concernant l’entretien de l’encrassement biologique du navire.
  • La CRMS constitue la première norme au monde en matière d’encrassement biologique.
  • La CRMS s’applique à tout navire au mouillage, à quai ou qui sera débarqué en Nouvelle-Zélande après un voyage commençant en-dehors des eaux territoriales de Nouvelle-Zélande.
État de Californie
  • De nouveaux règlements concernant l’encrassement biologique ont pris effet en date du 1er janvier 2018 pour répondre aux préoccupations au sujet des effets de l’encrassement biologique dans les eaux de la Californie.
  • Ces règlements adoptent un nouveau système de rapport annuel pour navires et exigent que l’élaboration d’un plan de gestion de salissure biologique et la tenue des dossiers soient en accord avec les directives de l’OMI au sujet de l’encrassement biologique.

À propos de Clear Seas

Clear Seas – Centre de transport maritime responsable, est un centre de recherche indépendant qui vise à promouvoir un réseau de transport maritime sûr et préservant l’environnement au Canada.

Clear Seas a été établi en 2014 à la suite de discussions exhaustives avec le gouvernement, l’industrie, les organismes de préservation de l’environnement, les populations autochtones et les collectivités côtières qui ont révélé l’existence d’un besoin d’information objective au sujet de l’industrie du transport maritime au Canada.

Clear Seas a reçu un financement d’amorçage en 2015 sous forme de contributions égales de la part du gouvernement du Canada (Transports Canada), du gouvernement de l’Alberta (Alberta Energy) et de la Canadian Association of Petroleum Producers (Association canadienne des producteurs pétroliers). Nos bailleurs de fonds ont reconnu le besoin qui existait pour un organisme indépendant qui serait source d’information objective sur les sujets concernant le transport maritime au Canada.

En tant que centre indépendant de recherche, Clear Seas fonctionne sans lien de dépendance par rapport à nos bailleurs de fonds. Notre programme de recherche est déterminé à l’interne en fonction des dossiers actuels; il est alors étudié par notre comité consultatif de recherche et approuvé par notre conseil d’administration.

Notre conseil d’administration est composé de scientifiques, de dirigeants de collectivités, d’ingénieurs et de cadres de l’industrie possédant des dizaines d’années d’expérience en recherche sur les dossiers humains, environnementaux et économiques associés aux océans, aux côtes et aux voies navigables.

Le public a accès à nos rapports et à nos conclusions au site clearseas.org/fr.

Sources & Citations

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